Profond retournement

Pourquoi le Profond retournement ?

En marquant la fin de l’ère des Poissons, l’an 2000 nous a fait entrer dans l’ère du Verseau. Si à chaque nouvelle ère correspond une énergie particulière, la transition n’est pas nette comme une coupure mais progressive, les nouveaux courants d‘idées s’opposant aux anciens et nécessitant un siècle voire deux pour être assimilés et finalement s’imposer.


Certes cette transition n'est pas facile à vivre car le monde doit laisser derrière lui un mode de fonctionnement dans lequel il est bien ancré, sans accepter d'en envisager un autre, tout à fait différent. Mais, force est de constater que résister au changement n’engendre malheureusement que souffrance.

L’avènement de la laïcité est sans nul doute l’un des signes précurseurs de cette nouvelle ère et notre monde ne jure que par la démocratie comme expression de liberté ; or, depuis 2001, l’islam radical a éclaté à sa face, et la violence qu’il engendre ne cesse de nous inquiéter. L’islam radical et guerrier a soif de nous dominer afin d’instaurer un Califat universel, provoquant ainsi une Guerre des Dieux instaurée par un monothéisme qui déferle sur nous sous la forme du terrorisme.

S’est imposée à moi cette inquiétude inexpliquée d’un monde tout à la fois familier et étranger du fait que l’islam radical s’est mondialisé et que la riposte à cet islam radical s’est elle-même mondialisée. Ce retournement touche non seulement les chrétiens qui subissent des persécutions dignes d’il y a deux mille ans au temps des romains, mais également les femmes musulmanes, l’islam radical leur imposant le port du voile, voile le plus souvent perçu comme un refus des valeurs européennes et inacceptable pour les pays fondés sur le principe d’égalité des sexes.

Le monde s’entretue pour des croyances alors que la Foi en la vie rassemble.

L’Art existe pour provoquer une sorte d’éveil dans notre monde d’aujourd’hui qui sommeille et cauchemarde, et l’artiste étant un éclaireur, cette Biennale d’Art Sacré m’a permis certes de dénoncer, et de critiquer ce monde ; mais, critiquer est une chose, et l’artiste doit être investi d’un devoir d’éclairer. Allumer les flambeaux de la lumière, apprendre l’art de vivre à l’humanité pour qu’elle se remette à marcher sur les chemins de la tolérance.

Mon travail sera un hommage à ces signes évidents du chaos et des turbulences dans lequel est plongé notre monde, mon dernier tableau, un appel à lutter contre l’islamophobie qu’ils engendrent malheureusement, est porteur de ce devoir d’espérance qui nous empêchera de plonger dans les précipices du désenchantement.